
YOVO M’BOUEKE
Bassiste • Directeur musical • Réalisateur • Compositeur • Producteur

40 ans de musique • Plus de 1 000 concerts
La musique est son langage.
Le groove, sa mission.
Franco-Béninois, Yovo M’Boueke construit depuis plus de quatre décennies un parcours musical à la croisée des cultures et des styles. Bassiste, directeur musical, réalisateur, compositeur et producteur, il développe très tôt une approche du groove nourrie par le reggae, les musiques africaines et le hip-hop.
Du reggae aux grandes scènes
Nourri dès ses débuts par le reggae et les musiques africaines, Yovo fait de la basse le fil conducteur d’un parcours qui l’amènera rapidement à côtoyer des univers très différents. Jimmy Cliff et Bob Marley comptent parmi ses références majeures, tandis que ses premières expériences professionnelles l’installent progressivement sur la scène française.
Au fil des années 1980, les rencontres se multiplient. Yovo rencontre les groupes Téléphone et Lili Drop et accompagne notamment Sapho puis Stephan Eicher, avant de croiser les univers de Rachid Taha et d’Alpha Blondy. Ces expériences élargissent son langage musical et l’amènent des clubs aux studios, puis vers des scènes de plus en plus importantes.
De Bashung à Tonton David
Au début des années 1990, le parcours de Yovo prend une nouvelle dimension. Il participe à l’univers d’Alain Bashung en jouant la basse sur Osez Joséphine, avant d’entamer une collaboration déterminante avec Tonton David. Bassiste, compositeur, arrangeur et codirecteur artistique, il contribue à façonner le son d’une période majeure de la carrière de l’artiste.
Cette période est marquée par deux rencontres majeures qui vont profondément enrichir le parcours artistique de Yovo.
À Londres, il travaille avec Godwin Logie, prestigieux ingénieur du son, réalisateur et producteur, passé par les studios Island Records. Ayant notamment travaillé sur la musique de Bob Marley et contribué à façonner le son de groupes britanniques emblématiques comme Steel Pulse et Aswad, ainsi que celui de nombreux artistes de la pop anglaise, Godwin devient l’un de ses véritables mentors. Il prend Yovo sous son aile et, au fil d’innombrables séances en studio à ses côtés, lui transmet son savoir-faire, sa rigueur et les subtilités de la réalisation artistique.
De l’autre côté de l’Atlantique, à New York, Yovo part à la recherche de Tyrone Downie, légendaire claviériste de Bob Marley & The Wailers, et parvient à le rencontrer. Une complicité musicale et humaine se noue entre eux. Leur collaboration prend notamment toute son ampleur autour de l’album Allez leur dire de Tonton David, enregistré à Memphis en 1993, auquel Yovo participe en tant que compositeur et réalisateur.
Avec son humour et sa générosité, Tyrone aimait lui rappeler :
« Tu étais déjà un très bon musicien, Yovo. Moi, j’ai juste été ton “personal Jamaican updater” ! »
De retour à Paris après les sessions d’enregistrement à Memphis, Yovo poursuit son aventure musicale aux côtés de Manu Katché, participant à la création de la bande originale du film Un Indien dans la ville, portée notamment par le succès incontournable de « Chacun sa route » de Tonton David.
Yovo fait également tout pour faire venir Tyrone Downie à Paris afin qu’il participe à la tournée de Tonton David. Cette complicité musicale se prolongera au fil des années et ouvrira la voie à de nouvelles collaborations, notamment dans l’univers du hip-hop francophone.
Ces expériences, entre Londres, New York, Memphis et Paris, marquent une étape essentielle dans son évolution, affirmant progressivement sa double identité de musicien et de réalisateur artistique.
Aux premières heures du hip-hop francophone
À la fin des années 1990, Yovo participe à un moment important de l’histoire du hip-hop francophone. Son expérience de la scène, des arrangements et de la direction musicale accompagne le passage au live d’une génération d’artistes qui impose alors une nouvelle énergie.
En 1998, cette aventure prend une dimension emblématique et historique avec le concert mythique du Secteur Ä à l’Olympia. Yovo y assure la direction musicale avec son acolyte Izo « Izotronik » Diop, autour des Nèg’Marrons, Doc Gynéco, Passi, Stomy Bugsy, Ärsenik et China, réunis sur une même scène.
À cette occasion, Yovo fait également participer Tyrone Downie, qu’il emmène sur la scène de l’Olympia. Cette rencontre avec les artistes du collectif, et notamment les Nèg’Marrons, donnera naissance à une collaboration marquante : Tyrone réalisera leur célèbre tube « Le Bilan »..
Cette expérience ouvre une longue série de collaborations avec des figures du hip-hop et des musiques urbaines francophones, parmi lesquelles Nèg’Marrons, Passi, Stomy Bugsy, Pit Baccardi, La Fouine, Kery James, Orelsan, Blacko (ex-Sniper) ou encore IAM.
Cette aventure se poursuit notamment lors d’un Taratata spécial hip-hop, aux côtés d’Akhenaton, La Fouine, Soprano, Sefyu et de trois membres de Sexion d’Assaut : Black M, Maska et Gims.
Un musicien sans frontières
Au fil des années, Yovo affirme une identité musicale qui dépasse les frontières et les genres. Son parcours l’amène à travailler avec des artistes venus d’univers très différents, de la chanson aux musiques africaines, du reggae au hip-hop, en passant par la pop et les musiques du monde.
Cette ouverture se traduit par de nombreuses collaborations, sur scène comme en studio. Yovo met sa basse, son sens du groove et son expérience de la direction musicale au service des artistes, tout en conservant une signature fondée sur l’écoute, l’adaptation et le collectif.
Cette polyvalence l’amène également à croiser la route de nombreux artistes de la scène française et internationale. Chaque collaboration nourrit une même démarche : comprendre l’univers de l’artiste, construire un son cohérent et mettre la musique au service de la scène.
Parmi ces rencontres figurent notamment des artistes aux univers très différents, avec lesquels Yovo intervient comme bassiste, directeur musical, arrangeur ou réalisateur. De la chanson aux musiques africaines et caribéennes, ces expériences témoignent d’un parcours construit davantage par les rencontres et la scène que par les frontières stylistiques.
Cette dimension internationale se dessine notamment aux côtés de Papa Wemba, Cesária Évora, Amadou & Mariam, Ba Cissoko, Rachid Taha ou encore Khaled et Cheb Mami. Autant de rencontres qui inscrivent son parcours au cœur des dialogues entre l’Afrique, les Caraïbes, le Maghreb et les scènes européennes.
Le reggae et les musiques africaines occupent une place essentielle dans cette trajectoire. Yovo partage ainsi la scène ou le travail musical avec Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, Positive Black Soul, Anges d’Afrik et Nneka, prolongeant une histoire commencée dès ses premières influences reggae et devenue, au fil des années, l’un des fils conducteurs de son parcours.
Compositeur, réalisateur et directeur musical
Au-delà de la scène, Yovo développe au fil des années un important travail de composition, d’arrangement, de réalisation et de direction musicale. Il accompagne les artistes dans la construction de leur univers sonore, de l’écriture des arrangements jusqu’au travail en studio et à la mise en place des concerts.
Cette polyvalence lui permet d’occuper une place particulière : celle d’un musicien capable de passer de la basse à la direction artistique tout en conservant une même exigence de cohérence musicale. En studio comme sur scène, son travail repose sur le groove, l’écoute des artistes et la recherche d’un son au service de leur identité.
Ce travail de l’ombre, souvent moins visible que les concerts et les collaborations, constitue pourtant une part essentielle de son parcours. Réaliser, arranger ou diriger musicalement, c’est pour Yovo prolonger son rôle de musicien : créer les conditions dans lesquelles une chanson, un artiste et un groupe peuvent trouver leur juste équilibre.
Une musique de transmission et de partage
Après plus de quatre décennies de musique, Yovo poursuit son parcours avec la même envie de créer, de transmettre et de partager. Des clubs aux grandes scènes, des studios aux directions musicales, il a construit son histoire au fil des rencontres, sans jamais perdre ce qui en constitue le fil conducteur : la basse, le groove et le plaisir de jouer avec les autres.
Cette volonté de transmission l’amène également à partager son expérience auprès de nouvelles générations d’artistes et de musiciens. Pendant douze années au Cours Florent Musique, il enseigne le jeu et la performance scénique, puis durant deux années à Studio M, il transmet son expérience de Pro Tools et de la réalisation artistique.
Toujours sur scène
Aujourd’hui, Yovo poursuit cette histoire sur scène comme directeur musical et bassiste. En 2025, il assure notamment la direction musicale de la Carte Blanche de Passi, enregistrée au Moulin Rouge pour France Télévisions, aux côtés de Calogero, Julie Zenatti, Jacky Brown, Stomy Bugsy, Papillon et le collectif Bisso Na Bisso.
La même année, il assure la basse et la direction musicale du concert célébrant les 25 ans de carrière de Pit Baccardi à l’Olympia, aux côtés notamment de Nèg’Marrons, Ministère A.M.E.R., IAM, Oxmo Puccino, Rim’K et Dosseh.
Et il sera le chef d’orchestre pour le concert historique au Zénith de Paris le 2 Octobre 2026, pour faire Le Grand Bilan des Neg’Marrons avec le Secteur Ā avec Dj Lord Issa (Passi, Stomy, ARSENIK, Singuila) ainsi que Daddy Mory et Danitsa. Et la venue exceptionnelle du groupe I AM (Akhenaton & Shurik’N).
Bref que du bon pour ce bassiste au groove imparable!

